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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 21:02
La veille, au retrait des dossards, avec l’équipe creusoise de sapeurs-pompiers

La veille, au retrait des dossards, avec l’équipe creusoise de sapeurs-pompiers

La veille, au retrait des dossards, avec l’équipe creusoise de sapeurs-pompiers

Paris, un 3 avril 2016

10 ans après mon 1er marathon, je reviens à Paris pour tenter un 6ème marathon.

Je me suis réinvesti dans une préparation, qui a durée plusieurs mois, avec un objectif à atteindre, 2h45 sur la ligne d’arrivée, soit 3min55/km, totalisant une moyenne de plus de 15km/h.

C’est la 5ème fois que je viens à Paris pour courir 42,195 km, pour l’œuvre des pupilles des sapeurs-pompiers de France (ODP).

La préparation s’est bien déroulée, elle a commencé en janvier, avec les cross qui m’ont donnés de la vitesse. Puis j’ai enchainé un entrainement spécifique à l’allure marathon, avec 4 à 5 entrainements/semaine, cumulant des semaines à 80-90km.

Trois semaines avant l’épreuve, je réalise 1h18 au semi-marathon de Châteauroux (16,2 km/h de moyenne), au milieu d’une sortie longue. Je suis bien en jambe.

La dernière semaine avant le marathon, je suis anxieux, l’objectif à atteindre est ambitieux, mais il est dans mes capacités.

Je pars dans le sas des dossards préférentiels (moins de 3h). Je réalise un début de course, un peu en dessous des temps prévus, mais je me dis que le parcours est plutôt descendant dans cette 1ère partie. Je passe en 38min au 10km (au lieu de 39), en 1h21 au semi (au lieu d’1h22). Je réalise qu’Olivier S, qui est parti en même temps que moi, ne m’a pas encore rattrapé, lui qui a déjà réalisé 2h43 et qui vise un chrono similaire.

Les km passent et tout se passe bien. Je me suis ravitaillé en gel glucidique, aux km ;15, 21 et 30. Je me force à boire tous les 5 km, car il fait très chaud et je me déshydrate énormément. Mon organisme n’a pas l’habitude de courir avec cette chaleur, car toute ma préparation s’est réalisée dans le froid et la pluie.

Olivier finit par me rejoindre au km 23, nous restons 7 km ensemble, avant qu’il prenne le large. Au 26eme km, je faiblis légèrement sur mon allure, en passant à 4min/km, jusqu’au 34eme km, mais avec l’avance engendrée, je reste sur mon objectif. Puis, viens un point de côté, qui m’empêche de bien respirer (l’organisme commence à se crisper ! à ne plus en vouloir).

Au 34ème km, je n’arrive plus à maintenir l’allure, les jambes ne répondent plus, il va pourtant falloir tenir encore 8km. Je suis maintenant à 4min30/km. Malgré l’énorme volonté de garder le rythme, et de concrétiser ce bon début de course, je commence à souffrir le martyr.

Je me fais doubler de plus en plus, réalise que le 2h45 et le record personnel vont s’échapper, le moral est au plus bas, j’ai atteint mes limites aujourd’hui.

Je paie peut-être un départ trop rapide, la chaleur ne va pas m’aider non plus.

Ma tête a du porter mes jambes jusqu’à l’arrivée. J’aurai subi cette fin de marathon, comme les 2 précédents, où je suis passé aussi sous les 2h50. Je termine en 2h49min57 secondes, à la 301ème place sur 41 708 finishers et 43 508 partants.

Paris, un 3 avril 2016

A l’arrivée (avec le maillot de l’ODP), je retrouve Olivier S qui finit en 2h45, ce qui restera un rêve pour moi !

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 15:49
Trail du Loup Blanc (Creuse)
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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 11:24
le départ, à la tête de 95 coureurs
le départ, à la tête de 95 coureurs

Je prends le départ de la course des 20 km du trail de Sainte Sévère (Indre), après 1 min de recueillement, pour la tragédie du 13 novembre sur Paris. Nous étions 95 coureurs(es) enlacés, un beau moment de solidarité, en pensant à ces victimes, et ces familles endeuillées.

Je me retrouve 3ème dés le premier kilomètre. Le premier de la course nous distance, dés la première descente, mais je garde le contact avec le deuxième. Ce dernier prend une petite avance sur moi. Il monte les difficultés avec une bonne allure, si bien que je reste à distance, pour monter à mon rythme. Car sur ce début de course, je me sens bien, mais je suis monté assez haut au cardio, et plusieurs kilomètres me seront nécessaires pour faire redescendre ce rythme cardiaque. Néanmoins, j'arrive à rattraper, le deuxième virtuel de la course, grâce aux descentes et aux plats.

les écarts se creusent, mais la course est encore longue !

les écarts se creusent mais pas la course est encore longue !

les écarts se creusent mais pas la course est encore longue !

Nous sommes maintenant deux, à courir ensemble, derrière le premier, qui est toujours en vue. Nous creusons l'écart sur nos poursuivants. Mon adversaire mène et j'ai l'impression qu'il m'attend en haut des montées, pour que je prenne le relais sur le plat et les descentes.

Au fil des kilomètres, nous ne revoyons plus et ne reviendrons pas sur le premier. Je suis redescendu au cardio. Nous gérons à deux les relais. Je suis un peu juste en montée, mais je relance vite en descente et sur le plat, je ne veux absolument pas que des poursuivants reviennent. Ainsi, j'arrive à distancer mon partenaire de course qui reste mon adversaire. Mais, Il revient toujours sur moi dans les montées. Je me dis qu'il va me distancer dans la montée finale de la course. La place de deuxième est peu espérée !

Puis les derniers kilomètres arrivent, je me souviens de cette fin de parcours, pour l'avoir effectuée en 2012 et 2013, le profil est plutôt plat, et descendant jusqu'à la montée finale (un mur sur route, pour revenir au centre de Sainte Sévère). Je mène toujours et sens que mon adversaire décroche, il s'est arrêté pour se ravitailler. Je continue à mettre un peu de rythme, sans savoir s'il allait revenir sur moi. Je sais que la montée finale ne me sera pas favorable, pour disputer la deuxième place, face à cet adversaire. J'arrive avec un écart suffisant pour réaliser cette montée en solitaire, avec au bout une deuxième place sur le trail sévèrois.

l'arrivée, après la dernière montée de la course

l'arrivée, aprés la dernière montée de la course

l'arrivée, aprés la dernière montée de la course

Je termine cette épreuve en 1h22, à 2 minutes du premier, qui venait de réaliser 2h39 au marathon de Francfort, en prenant la dixième place, il y a trois semaines. Le troisième à la fois partenaire et adversaire, finit 30 secondes derrière moi. Je rentre en Creuse, satisfait d'avoir bien géré cette distance, l'adversité et les difficultés du parcours (360m de dénivelés positifs).

le podium du 20 km, avec un licencié du 92, un licencié du 23 et un licencié du 36

le podium du 20 km, avec un licencié du 92, un licencié du 23 et un licencié du 36

le podium du 20 km, avec un licencié du 92, un licencié du 23 et un licencié du 36

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 21:46
au milieu de 53 coureurs, il est rare de ne pas finir seul !

au milieu de 53 coureurs, il est rare de ne pas finir seul !

Ce dimanche 17 mai 2015, le temps est idéal pour courir. Le parcours de ce semi-marathon est vallonné, avec plus de 200m de dénivelés positifs, dans un mélange de chemins de terre et de route.

Je réalise un départ prudent, et me retrouve dans un petit peloton de 6 à 7 coureurs. Je laisse mener la course, dans un premier temps , car il va falloir bien la gérer. Cette distance, je ne l'ai pas encore réalisée cette année !

départ enmené par quelques anonymes !

départ enmené par quelques anonymes !

Puis au 5ème km, le train de course ralentit, ou plutôt, je me sens prêt à mener et à faire ma course. Je suis prêt à imposer mon rythme, d'ailleurs je fais vite le trou, et Christophe Conroix me rejoint. Nous sommes maintenant deux, pour en découdre. Et au vu de l'allure que l'on s'impose, nous n'avons pas d’inquiétude sur un éventuel retour de derrière.

Les km passent et se ressemblent. j'échange quelques mots avec Christophe, lui exprimant mon inquiétude, de pouvoir maintenir ce rythme jusqu'à l'arrivée.

Je connais tous ses résultats de courses, depuis ma première course réalisée en Creuse (Bététe, 2012). Et tout d'un coup, en plein effort, je me remémore son dernier chrono sur semi-marathon. C'était à Tulles, il y a seulement 2 mois, en 1h14min ! Un chrono improbable pour moi ! Ce ne sont pas des choses positives qui me viennent à l'esprit en pleine bataille ! Mais il me rassure, en me disant de tenir le plus longtemps possible...Nous continuons côte à côte.

passage du 11ème kilométre

passage du 11ème kilométre

Les foulées s'enchainent, jusqu'au 18ème km, je suis toujours placé aux côtés de Christophe. Puis il me prévient qu'il va allonger la foulée. Je commence à avoir les jambes lourdes. Je n'insiste pas pour le suivre et préfère gérer ma fin de course, dans l'objectif de réduire au maximum l'écart entre nous. La fin de parcours est montante, cela va augmenter la difficulté et l'espoir de le rejoindre ! Je n'ai rien pu faire pour gagner ce semi-marathon de Moutier-d'Ahun.

52 secondes me séparent du premier et prés de 3 min du 3ème.

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22 avril 2015 3 22 /04 /avril /2015 07:29

3 creusois aux championnats france 10km

Le 19 avril 2015, Olivier Dupont, Hassane Zeryouth et Chris Carpentier des SAM Guéret côtoient le haut niveau français des courses hors stade, en participant aux championnats de France sur la distance de 10 km. Pour cela, ils ont dû réaliser un temps qualificatif durant l’année qui précède cet évènement.

Ces trois vétérans, non spécialistes de la distance, mais dotés d’une bonne expérience de courses, du trail au marathon, se sont mesurés aux meilleurs de la discipline au milieu de 3000 coureurs, répartis sur trois courses. C’est sur la première course que ces trois athlètes allaient en découdre, au milieu de 760 coureurs, regroupant les juniors et les vétérans, au bord des rives du lac du Bourget.

Un magnifique cadre, sur les rives du plus grand lac naturel de France, entouré de montagnes, où l’objectif de réaliser un bon chrono parait difficile, de part la densité de concurrents sur un espace réduit de course lors du premier kilomètre, ajouté au vent de face présent sur la deuxième partie de la course. Olivier et Chris se classent respectivement 85 et 220 ème dans la catégorie V1 sur 319 coureurs. Hassane finit 156ème sur 198 coureurs dans la catégorie V2. Avec un coureur de plus, une équipe creusoise aurait pu figurer au classement de cette compétition.

vietnam 20150418 155103

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 09:31

Strava  

Après une saison 2013/2014 en demi-teinte ! durant laquelle le marathon fut mon principal objectif, et où une fessalgie est venue troubler toute ma saison !
Me voici donc reparti pour une nouvelle saison et de nouvelles aventures ! 

Blessac-11.JPGCe 7 septembre 2014 est ma reprise, sur une course nature creusoise de 10 km.
Première bonne nouvelle, j’oublie cette fessalgie durant ces 39 minutes d'effort !
L'effet de la première nouvelle m'a permis de m'imposer sur cette course !
Cette deuxième nouvelle est bon signe pour la suite de la saison !

Je vais pouvoir poursuivre les entrainements en pensant aux prochains objectifs ! 

 

Je fais un départ prudent, ainsi, je me retrouve avec 4 autres coureurs durant les 5 premiers kilomètres (où les principaux clubs creusois sont représentés : « le lac », « Glénic », « foulée des vieilles pierres » et « le sam » !). Dés le début, l’allure est vivement menée par Glénic, je connais le parcours, il faut en garder sous le pied jusqu’à la fin !

Etre parti tout seul en milieu de course l’année dernière, m’avait couté la première place!

 

Aux 3-4ème kilomètres, c’est au tour de « foulée des vieilles pierres » d’assurer le rythme, Glénic accuse le coup, je veille la tête de course !

Puis arrive le 5ème kilomètre, une longue montée se présente, je décide de mener la course, sans vouloir me détacher.

Je sens que les 4 coureurs ne suivent pas forcément bien derrière, mais je ne cherche pas à partir. Je ne me retourne pas, mais je sens l’écart qui grandi.

Je m’attends à voir revenir mes adversaires dans les descentes et faux-plats qui suivent, car l’arrivée est encore loin !

Sans me retourner, je prends conscience qu’il n’y a plus personne derrière moi.

Alors je commence à mettre un peu plus d’intensité dans mon effort, toujours en gardant un peu de réserve, je décide de ne jamais me retourner et de faire ma course. Les montées qui suivent m’éprouvent mais je garde le rythme. Puis j'arrive sur la fin du parcours que je reconnais (pratiquée lors de l’échauffement), alors je prends conscience que je vais finir seul !

Le dernier kilomètre arrive, je peux me retourner pour mieux apprécier cette fin de course ; je vois « Glenic » qui passe devant « foulée des vieilles pierres » et qui revient à pleine allure sur moi !

Blessac-010.JPG

Je ne fais pas un meilleur chrono que l’année dernière sur ce même parcours, malgrès une moyenne de 15km/h, la seule petite déception de la journée.

 

J’apprends à l’arrivée qu’un coureur de « foulée des vieilles pierres »,  a été victime d’un choc anaphylactique durant la course. Cette personne a présenté une allergie exacerbée, due à une piqûre de frelon. Il a été sauvé par un autre coureur du « lac »qui avait à son véhicule une seringue d'adrénaline auto-injectable.

CIMG3011.JPG

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 17:19

IMG20140510 002Depuis ma tendre enfance, je suis attiré par la compétition.

Combien de fois, mes yeux se sont mouillés lorsque Yannick Noah gagnait ses matchs en phases finales de Rolland Garros ! J’avais seulement l’âge de raison !

 

Ce désir de réussir en compétition grandit, si bien que chaque activité sportive que je pratiquais, était pour me battre contre l’idée de perdre. Et ce désir ne me quitta plus jamais !

A 12 ans, je choisis le JUDO pour partir en quête de médailles. j’ai eu  besoin de les contempler ces médailles. Je réussis à obtenir de mes parents, un mur en liège dans ma chambre, pour pouvoir toutes  les accrocher !

 

Avec le judo, j’étais lié au code moral. Si bien que ce fût une véritable école de vie. En plus de canaliser mon énergie, le judo m’a mis sur les bons rails, tout au long de mon adolescence !

 

Ensuite c’était l’heure des blessures, de l’éloignement avec  mon club d’entrainement pour réaliser mes études, cela me fit découvrir d’autres activités sportives, avec un gros penchant pour le plein air !

 

Si bien que la COURSE A PIED, que je pratiquais déjà pour parfaire ma condition de judoka, devint une autre passion.

 

Je me rendais vite compte que plus le corps est faible, plus il commande…et plus il est fort et plus il obéit ! Je complétais  cette activité par du vélo, de la natation et du renforcement musculaire…de façon quotidienne, durant de nombreuses années, jusqu’à aujourd’hui.

 

La question : pourquoi tu pratiques autant de sport ? ma réponse : « dès que je m’arrête, j’ai l’impression de régresser, et le compétiteur a besoin de progresser. »

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 10:48

  Notre caserne d'accueil sur ParisCIMG2335.JPG

En route vers la capitale afin de courir pour l’œuvre des pupilles des sapeurs-pompiers, un déplacement qui ne se fera pas sans oublier mon objectif !

Faire tomber mon chrono de 2h48'21'' tel est cet objectif !

Pour aboutir, il faudra surmonter la douleur de ma fessalgie et de mes lombaires ! la douleur des derniers kilomètres (que je commence à connaitre !),  aller au bout de soi, au bout d'un investissement, qui a commencé il y a plusieurs mois, lors d’une préparation.

Cette préparation commença en janvier, afin de travailler la vitesse, et gagner en confort sur mon allure marathon…ensuite, à partir de février, place à l’entrainement spécifique basé sur mon allure marathon (15,4 km/h).

La veille de l’épreuve, je récupère mon dossard préférentiel, grâce à mon chrono de moins de 3h00, obtenu sur cette même course en 2012. Cette année sera différente, car Emilie m’accompagne pour son premier marathon. Cette aventure  sera encore plus belle car elle sera partagée !

image1.jpg

Puis, nous sommes accueillis dans la caserne de Sévigné. Une rencontre avec le chef de la caserne, un capitaine, nous permet d’en savoir un peu plus sur l’activité de ce centre de secours !

C’est la plus ancienne caserne de Paris (1812). Elle est classée monument historique. Dans la nuit du 13 au 14 juillet, elle se transforme en grand bal des sapeurs-pompiers…dans sa cour intérieure.

 CIMG2317.JPG

Le lendemain, il faudra se mélanger aux 41 000 coureurs participants à ce marathon…Cette année j’innove, je mets un sac à la consigne pour l’après course. Une petite perte de temps et d’énergie, avant, mais qui sera très utile après la course…pour attendre Emilie qui part sur une moyenne de 10km/h.

Vers le départ, je retrouve le coach (Olivier) de mon club . Il court le marathon sur des bases plus élevées que moi. Nous finissons l’échauffement ensemble, avant de rentrer dans notre sas des préférentiels, juste derrière les élites.

Je suis motivé pour ce 5ème marathon, beaucoup d’efforts consentis ne peuvent pas se finir sur un échec !

Dans le sas, je cherche Christophe Conroix, je l’ai vu la veille, ce champion creusois de course à pied. J’aimerai le voir, pour partager la foulée de cet évènement avec lui.  Et top chrono, c’est le départ !

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Je cours avec Olivier, nous commençons à remonter des coureurs, la vitesse est au dessus de mon allure marathon ! mais je ne veux pas le lâcher car je sais que je ne le reverrai plus ! les kilomètres passent, nous rejoignons Christophe Conroix, je reste avec Christophe, et Olivier nous décroche, il fait sa course, sans se préoccuper de nous, il doit peut-être penser que nous allons le retarder !

Quel bonheur de se retrouver au coeur de cet évènepent sportif ! lié à la FFA
depuis 5 années dèjà...j'aime les valeurs que véhicule ce sport !

Sans-titre.jpg

Peu avant le 10ème km, je laisse partir Christophe Conroix, je n’ai pas envie de me "cramer", il reste 32km à parcourir ! Christophe court sur les mêmes temps qu’Olivier ! je suis à une moyenne de 16km/h, c’est trop élevé ! Stop ! car j’ai déjà 1 min d’avance sur mes temps de passage.

Je décide de faire ma course de mon côté, c’est la 4éme fois que je viens ici, je connais le parcours, mon allure... La bataille se fera avec moi-même !


Il y a peu de vent, mais il fait plus chaud que lors des éditions précédentes. Les kilométres s’enchainent et se ressemblent. Je passe les 30km, tout va bien, j’ai retrouvé mon temps de passage.

Je rattrape Christophe, il n’a pas l’air bien, il n’est plus sur ses temps de passage, il me dit « j’ai les jambes en bois ». Je le dépasse et lui glisse quelques mots « aller Chris, il faut le terminer ce marathon, courage ».

Du 30 au 35eme km, j’ai réduit ma vitesse et je perds 2 min sur mon temps de passage, mais j’ai encore de l’allure !

Je suis en train de me dire que c’est la première fois que je suis devant Christophe, depuis 2 ans que je le connais, mais il n’est pas au top de sa forme aujourd’hui !


J’arrive au 38eme km et c’est encore la même histoire, perte des jambes, de mon allure, la fin va être interminable !!pendant-la-course

C’est maintenant un calvaire, je regarde la montre toutes les 30 secondes, car je sais que je n’ai plus l’allure, une perte de vitesse impressionnante. Je repense à Christophe, je me dis « j’ai les jambes en bois et je ne suis pas arrivé » !

Pourquoi ? une mauvaise hydratation ? (j’ai évité quelques ravitos car j’ai contracté un point de côté en buvant tout en courant !), des cellules musculaires en déficit énergétique ? un départ de course trop rapide ? tout est possible, sauf une préparation insuffisante !

Il ne me reste plus qu’à souffrir. 2h45 restera un rêve et je ne sais pas dans combien de temps, j’arriverai à passer la ligne ?

J’oublie le temps qui a rythmé tous mes entrainements depuis plusieurs mois, Ce temps qui m’a accompagné durant presque toute la course. Mon souhait est devenu : FINIR.

je suis rongé par la souffrance physique de mes jambes en bois ! mais laissez-moi devenir un marathonien de 2014 !

J’arrive enfin sur cette dernière avenue, tenant encore sur mes jambes, je franchis la ligne, exténué. Un long chemin m’attend jusqu’à la sortie, je titube entre la remise de la médaille, celle du teeshirt…direction la table de massage, pour une régénérescence !

dur dur de finir !

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Les temps intermédiaires montreront que je suis sur des bases de plus de 15km/h sur 30 km, des 30 aux 40 km, je tombe à 14,2 km/h, et dans les 2 derniers km, je m'éffondre à 11,9 km/h !

Le marathon n'est pas un combat facile, malgrès une bonne préparation !

Je claque un 2h49’45’’, Olivier un 2h42, impressionnant le coach, il atteint exactement ce qu'il était venu chercher ! Christophe finit en 3h00, il n’a pas de réussite avec le marathon, mais il a déjà fait beaucoup mieux. Emilie finit en 4h08, une réussite, l'objectif est atteint, une nouvelle marathonienne est née !


J'ai réalisé mon premier marathon en 2006, et puis il y a eu 2010, 2011, et 2012.

A chaque nouvelle course, j’améliorais mon temps, et cela n'est plus le cas aujourd'hui !

La page se tourne sur mon 2éme meilleur chrono sur 5 participations, 

J’ai encore d’autres pages à écrire et peut-être plus sur le marathon !
Je rentre quand même dans les 300 premiers à Paris.


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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 20:06

 

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L'année derniére, j'étais en pleine saison de cross, je travaillais ma vitesse !

J'étais parti sur le petit parcours, une réussite, car je fus vainqueur.

 

Cette année, je délaisse les cross, je rentre dans une prépa marathon en janvier, de 10 semaines.

Je travaille les sorties longues. Alors, je tente la grande distance de ce trail, le 24 km !

 

Après 2 mois sans compét, je retouche un dossard. Cette période sans course, me donne une exitation avant le départ. Je retrouve cette envie de batailler devant !

 

Je sais que les conditions du terrain ne vont pas être évidentes, avec toute la pluie qui est tombée durant les jours précédents, les appuis seront fuyants...je n'aime pas trop ce terrain de jeu !

 

Départ commun avec le 15 km, je suis le mouvement de la tête de course. Je ne peux pas encore me situer par rapport à tous les coureurs du 24 km. Dans les premiers kilos, je commence à remonter des coureurs du 15, il y a Rémy avec moi, un très bon coureur du lac (Creuse), le vainqueur de l'année dernière du 24 km !

 

Puis je calle ma course derrière un coureur qui a une très bonne allure...nous n'allons plus nous quitter jusqu'à l'arrivée ! C'est un coureur de l'allier, Quentin.

Arrive, le premier ravito : la bifurcation des 2 courses, je me renseigne sur les coureurs qui sont devant, sur le 24km. Il y en a juste un !

Nous sommes trois à poursuivre ce coureur de tête.

 

Puis nous dépassons ce coureur de tête. Toujours à 3, Rémy traine un peu, il me dit qu'il est au max.

Il finira 4éme de la course.

 

Je me détache avec mon alliérin. Il méne, car il impose une bonne allure ! Nous échangeons quelques mots, une amitié est en train de naitre ! avec un coureur que je ne connaissais pas, il y a une heure ! Le sport , la compét ; c'est aussi pour ces moments là !

 

Nous parcourons toutes les difficultés ensemble, les pieds dans des torrents en dévallant les pentes, le long des chemins de boue, et dans les montées qui nous coupent le souffle. Je vois qu'il a une très bonne vitesse de course, il me prend un peu d'avance dans les relances, mais sur les longues montées, je reviens sur ses pas !

 

Arrive le 20ème km, toujours tous les deux, nous sentons le souffle d'un 3ème coureur arriver ! venant de nul part, il a fait la course derrière. Je me retourne...je le connais. C'est un des meilleurs coureurs haut viennois, Marc, très connu dans la région.

 

Nous voici donc, un alliérin, un haut viennois et un creusois, pour une seule place. La course est plus relevée que l'année dernière. Je sais qu'avec Marc, dans les pattes, cela va être très compliqué ! Je ne l'avais pas vu au départ, sinon, j'aurai senti le coup ! Il finira très fort, il nous laissera tous les deux ensemble.

 

Je commence à trouver cette fin un peu longue, je ne trouve pas les ressources pour gagner ce trail cette année  (3éme, premier creusois !) Quentin, qui a fait toute la course devant moi, me donnera la main pour finir sur l'arrivée. C'est un beau moment, je le retrouve après la course, avec sa femme et son nouveau né qui sont venus l'accompagner...Il s'est senti porté par eux, durant la course !

 

 

 

 

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 08:42

Le défi est de réaliser 6 courses, dans le département de la Creuse, de 6 à 45 km sur route ou en nature.

Un souhait de continuer à parcourir la Creuse à travers différentes courses,

avec l'ambition de se classer en tête du challenge.

Le challenge commença en Mars, pour se finir en Décembre.

http://www.gueret-tourisme.fr/A-faire/Activites-sportives-et-de-pleine-nature/Challenge-des-Monts-de-Gueret

 

challenge-2013.jpg 

 

Le 10 mars, je réalise une qualification pour le national du 10 km sur route, sur cette première épreuve du challenge à Guéret, en réalisant un temps inférieur à 37min (1er V1).

 A ma droite, Laurent, le très bon challenger de 2012, à sa droite Jean-Patrick, celui qui sera mon principal rival sur ce challenge 2013, un grand coureur, mais pas par la taille !  

Tous les 2 finiront devant moi !!

 podium10kmGueret

 

Avril,  4éme place sur 180 coureurs pour les 15km nature du passage du viaduc à Glénic, je réalise une bonne course, sur un parcours exigeant, (1er V1), Jean-Patrick la gagne...

Je prends la 2éme place du challenge

PJ40

 

Mai, les foulées oranges à Saint Christophe, 3éme sur 88 coureurs pour environ 14 km nature.

Je suis blessé (contracture en bas du mollet, suite au semi-marathon d'Albi).

Je sens la douleur pendant la course, malgrès cela, je suis en forme,

 je finis sur le podium scratch (avec la 1er  place V1). Je reste 2éme du challenge

 Foulées Orange 048

 

Août, les 10km route du petit brionnais à Saint Léger le Guérétois, 12éme sur 146, je ne suis pas bien préparé pour cette course. A la veille de mon départ en Guyane, j'ai la tête ailleurs, les jambes aussi ! mais je sauve les dégats en terminant 1er V1 ! toujours 2éme du challenge

ptit-brionnais2

 

Septembre, le Grand Rieux à Saint Dizier Leyrenne, 3éme sur 77,

la forme revient sur ces 15 km nature.

Je renoue avec un podium scratch, il manque Laurent sur la photo, qui finit 2éme.

Je suis à côté du meilleur creusois, dans le domaine de la course à pied, c'est un autre Christophe !

Jean-Patrick est absent, il prépare une autre course...Je prends la tête du challenge !

 grand-rieux

 

Décembre, la dernière course, les 15 km du trail du loup blanc à Guéret,

une réelle épreuve pour une des courses les plus techniques du département.

Laurent tente le 45 km, Jean-Patrick est bien présent sur le 15 km...J'ai 120 points d'avance sur ce dernier...La course est coéfficient 2 pour les points du classement...

Le calcul est simple, assurer une place dans les 50 premiers et le challenge est gagné !

Je suis fatigué de mon année de courses et des aller-retour à Aix-en-Provence, j'ai une petite blessure à l'aine qui me géne et qui ne m'a pas aidée pour la préparation...

Mais il faut le finir ce challenge...Je connais cette course, j'ai souffert l'année dernière,

ne parvenant pas à finir dans les 10.

Je ne sais pas me contenter d'une place d'honneur...Je finirai 9éme sur 390 coureurs

le challenge est gagné !

tlb2

 

Le challenge des monts de Guéret se termine, je prends la première place, mais il n'y aura pas de remise de récompenses...Il ne restera pas de souvenirs de ce challenge !

 

Bonus :  il n'y a pas deux sans trois !

VICTOIRE du Challenge des courses hors stade CREUSOIS qui s'est déroulé

du 1er janvier au 31 décembre 2013

CIMG0829

Podium des courses Creusoises : de droite à Gauche David 3éme, le coach 2éme (Olivier) et moi.

podium-challenge.jpg

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  • : Le blog de Chris Carpenter
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  • adepte des grands espaces, des voyages lointains, amoureux de la nature,...
ancien judoka chevronné (ceinture noire 3eme dan), pratique de la course à pied en compétition, du vélo de route, de la natation, de la PPG...
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